le blog d'hélène

"Si la jeunesse n'a pas toujours raison, la société qui la méconnaît et qui la frappe a toujours tort." François Mitterrand

18 octobre 2006

Ecole de la citoyenneté

La crise du vivre-ensemble de notre société se manifeste également par l’émergence de « questions identitaires ». De nos jours, chacun est sommé de « choisir son camp », de porter son identité en bandoulière contre celle des autres, pourvu qu’elle soit religieuse ou ethnique. La Droite réactionnaire nourrit par ailleurs cette offensive des religions en organisant les communautarismes et en défendant le rétablissement de la religion comme instrument de régulation sociale. Les socialistes doivent combattre une Droite « fausse-amie de la République » qui attise les conflits identitaires. Nous devons réaffirmer l’école publique comme le premier lieu de l’apprentissage du vivre-ensemble, dans la diversité des origines culturelles, ethniques, religieuses et sociales. L’apprentissage de la diversité multiculturelle de notre société, la connaissance de l’Autre, le travail de mémoire, passent également par les mouvements d’éducation populaire, qui jouent un rôle essentiel pour désamorcer sur le terrain ce type de conflits identitaires. Ces fédérations d’éducation populaire sont un outil important d’accès à la culture et aux loisirs éducatifs. Elles ont été étouffées et dénigrées par les gouvernements de Droite, et obligées de réduire leur champ d’action, les socialistes devront garantir leur développement et leurs moyens d’action. De plus elle permettent aux jeunes de se prendre en main et de s’émanciper.

L’éducation à la citoyenneté passe également par l’école dont l’un des principaux objectifs est l’intégration sociale et républicaine. Ceci passe notamment par les cours d’ECJS, qui doivent être enseignés par des professeurs ayant passés un CAPES spécifique. Ils doivent se dérouler tout au long du cursus de l’école élémentaire à la terminale. Ils sont d’autant plus importants qu’ils permettent une meilleure connaissance de la société dans laquelle nous vivons et ouvrent le débat sur de nombreux thèmes comme l’antisémitisme, le racisme, le sexisme ou l’homophobie. Ils développent l’esprit critique. Nous prônons également en complément de ces cours, la mise en place d’un service civique obligatoire d’une durée de 6 mois, que les jeunes pourront réaliser en 1 ou plusieurs fois. Il concernerait tous les jeunes âgés de 18 à 25 ans. Ils réaliseront des missions d’utilité collective. L’objectif est de recréer un sentiment d’appartenance et d’identité. Il favorise les échange entre les individus et la création d’un véritable lien social.

Notre impératif républicain est celui d’un peuple éclairé, émancipé et cultivé qui guide nos choix dans la mise en place de nos politiques culturelles et d’éducation. L’éducation populaire est un moyen essentiel pour permettre aux esprits de grandir. Nous luttons pour une société d’individus libres dans leurs choix et ambitieux dans leurs projets. Nos outils sont les fédérations d’éducation populaires mais aussi l’ensemble des politiques culturelles, sportives et de loisirs. L’éducation populaire permet de voir le monde sous des angles différents. Elle favorise la création du lien social indispensable à toute organisation sociale à toute société démocratique, donc politique.

En effet, Vivre-ensemble et non pas les uns à côté des autres, tel est notre objectif

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08 octobre 2006

Ecole de la promotion sociale

L’enseignement public a permis tout au long du siècle dernier une considérable massification de l’accès au savoir et l’élévation générale du niveau d’instruction de la population. Il est important de souligner l’ampleur du défi relevé par le service public et les réussites du système. Pour autant, le projet démocratique et social de l’école est en crise. La crise de l’école est d’abord une panne de l’ascenseur social. L’école reproduit voire même accentue les disparités sociales au lieu d’offrir à chacun la possibilité de devenir un citoyen à part entière et de réaliser un projet de vie.

Dans sa loi sur la prévention de la délinquance, M. Sarkosy va jusqu’à demander aux enseignants de détecter les futurs délinquants dès 3 ans. Pour cela, ils doivent établir des listes d’enfants présentant des troubles. Face à cela nous prônons la mise en place d’une pré-scolarisation gratuite dès 2 ans et afin de combattre les inégalités à la racine, tous les enfants âgés de 3 ans doivent trouver une place dans une école maternelle ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. L’encadrement en maternelle doivent devenir une priorité, encadrement qui doit garantir un maximum de 20 élèves par classe et la présence d’au moins deux adultes.

Supprimer la carte scolaire, comme le proposait Mr Sarkosy récemment, c’est mettre les établissements scolaires en compétition entre eux, favoriser ceux situés dans les quartiers favorisés et ghettoïser encore plus ceux des quartiers défavorisés. Cette carte doit au contraire être maintenue et surtout respectée, car elle garantit une véritable mixité sociale. Mais son découpage doit être revu afin qu’elle puisse réellement jouer son rôle. De plus, les moyens de luttes contre toutes les formes de détournement de celle-ci doivent être renforcés.

Une politique d’orientation doit être mise en œuvre pour aider les élèves à choisir leur orientation de façon positive et non par défaut. Il faut favoriser la logique d’orientation et non la logique de sélection. Pour cela, l’orientation ne doit plus être uniquement cantonnée à quelques heures obligatoires et laissée aux seuls conseillers d’orientation, trop peu nombreux et connaissant mal les jeunes. Ces conseillers doivent être recrutés en plus grand nombre, mieux formés et surtout être là pour accompagner la démarche des professeurs et des élèves. Nous militons aussi pour une réforme du bac qui tout en conservant à cet examen son caractère anonyme et national, condition de l’égalité des chances, prenne en compte la progression des lycéens par l’instauration de partielles.

Face à la primauté des grandes écoles, outil de reproduction des élites, d’affirmation de la domination d’une classe sociale, prônée par la droite, nous proposons la création d’un réel service public de l’enseignement supérieur qui doit être mis en place grâce à une refonte du système actuel (université + grandes écoles) afin de répondre à la massification observée depuis quelques années.

A l’avenir, plus aucun étudiant ne doit sortir du système sans qualification, c’est pourquoi nous voulons qu’une professionnalisation durable des études soit mise en place. Nous exigeons l’abrogation de l’apprentissage à 14 ans et le travail de nuit des jeunes dès 15 ans et nous demandons à ce que la scolarisation reste obligatoire jusqu’à 16 ans. L’allocation d’autonomie, portée par le MJS depuis longtemps et intégrée au projet socialiste, a pour but de permettre aux étudiants de vivre décemment et d’étudier dans de bonnes conditions. Il s’agit d’une aide unique, universelle et juste. Pour en bénéficier chaque jeune devra remplir une déclaration fiscale indépendante de celle de ses parents. Cela permettra aux étudiants issus de milieux défavorisés de profiter de l’ascenseur social qu’est le système éducatif qui se doit de rester un servie public à part entière.

Avec la loi Fillon, la droite nous a démontré sa volonté de sacrifier notre droit à l’avenir ainsi que celui à l’égalité des chances. Alors que nous nous voulons une école où chacun puisse réussir. Une école qui joue réellement son rôle d’ascenseur social et qui permette au plus grand nombre d’obtenir des diplômes qui débouchent sur une insertion plus aisée dans la vie active.

Posté par lycorne58 à 13:19 - Politique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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